Il est le porte-drapeau de l’association Bordeaux Bike Polo née sous l’impulsion, comme toujours au sein de la caserne Niel, d’une poignée de passionnés. Portrait en bio majeure de Rob Lawrence, non pas d’Arabie, mais de Darwin.

Rob est né il y a 33 ans, dans le Kentucky à Lexington city, ville jumelée avec Deauville et capitale du monde des chevaux de course. Mais aussi région agricole, terre du bourbon, du tabac et du maïs. Bref un savant mélange de dollars et de rednecks.

© Christophe Pit
© Christophe Pit

Le sport (baseball, foot, golf, hockey, canoe kayak) et la nature ont toujours été nécessaires à son équilibre. Adorant le vélo (le VTT est son mode de transport principal),  il fait une grosse chute alors qu’il est au lycée. Résultat, une commotion avec tassement des vertèbres suivie de 4 jours au lit marqueront les débuts d’une relation avec le vélo, dont il aime le côté écolo, mais qui, de son propre aveu, sera toujours un peu brutale.

En 2005, il vient en Europe, à Prague, pour y étudier la philo, l’existentialisme, Dostoievski et Kafka. Il y enseigne l’anglais aux étrangers et y restera 5 ans.

C’est l’amour qui le conduira à Bordeaux, en juillet 2010, pile poil au moment du Tour de France. Après quelques années comme professeur d’anglais vacataire, il est aujourd’hui responsable du magasin de vélo Westside aux Chartrons.

De Saint Mich à Darwin

Alors qu’il avait créé un club de bike polo à Prague, c’est tout naturellement qu’il rejoint Rémy Charruau et Grégory Jouffrin, les pionniers du bike polo à Bordeaux  avec lesquels il pratique sur les quais, du côté du quartier Saint-Michel. Ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes de territoire avec les hockeyers.

À la recherche d’un lieu moins épineux, Rob traverse la Garonne et visite la caserne Niel alors à l’abandon, nous sommes en 2011. Avec ses coéquipiers, il nettoie le terrain au niveau du DIY (le skate park outdoor gratuit d’aujourd’hui) où son club commence à jouer. Puis il rencontre Lucas Lopes, Seb Daurel et Philippe Barre, co-fondateur du projet Darwin.

Le bike polo n’est pas un sport très pratiqué en France, Philippe Barre deviendra d’entrée un grand fan de cette discipline et soutiendra sans faille notre activité.

© I.Camus
© I.Camus

L’équipe de Rob, petit détail cocasse, s’appellera en premier lieu « Ma couille« … Les Français sont taquins avec ceux qui ne maitrisent pas la langue en leur apprenant des formules de politesse qui font bizarre dans une boulangerie.

Un nom qui sera par la suite transformé en Impossiboys

Discipline majoritairement masculine, le bike polo a su néanmoins ouvrir ses portes aux filles. L’association qui compte aujourd’hui 15 adhérents se répartit entre 11 joueurs et 4 joueuses. Welcome Margot, Lucie, Elena et Fanny ! Sans oublier Claire, qui gère la communication du BBP.

Ayant investi le Dépôt depuis 3 ans, l’association Bordeaux Bike Polo qui s’ y entraine tous les mardis, tous les jeudis et tous les dimanches,  le partage désormais avec le roller derby et le flat BMX. Rob se souvient :

On a construit le terrain de polo avec des palettes, dans l’esprit de récup qui caractérise Darwin. Installé l’électricité. Nous sommes fiers et heureux d’avoir contribué à valoriser ce lieu qui nous accueille.

Enfin pour  tout savoir sur le Bike Polo sans avoir jamais osé le demander, c’est ICI !

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