Portrait l'étincelle: Miguel et Guillaume @Christophe Pit
Portrait l’étincelle: Miguel et Guillaume @Christophe Pit

Ils sont installés au « Dépôt », ce lieu qui pendant un temps a servi de recyclerie juste en face du Hangar DARWIN.  Or si l’activité a évolué, le nom est resté. Et c’est derrière son grand portail métallique désormais orné de pignons de dérailleurs, que l’association L’Étincelle, depuis le mois de décembre dernier, propose un atelier de rénovation, réparation, transformation de vélos destinés à la location et à la vente.

L'atelier de L'Etincelle
© Isabelle Camus

 

Si le projet pour ses membres est avant tout de développer une activité de ré-emploi de cycles – leur devise n’est rien de moins que « Zéro vélo dans les poubelles ! » leur ambition est aussi de favoriser l’autonomie des cyclistes grâce à un atelier participatif d’auto-entretien.

Aux manettes, deux rois du métal et du guidon 

Guillaume Sorel est tombé tout petit dans le chaudron du vélo et de la mécanique. BMX , VTT, vélo urbain, depuis qu’il sait pédaler, il a pratiqué le vélo sous toutes ses formes.

Guillaume Sorel
© Isabelle Camus

En 2008, avec une petite dizaine à porter le projet à bout de bras pendant les années de démarrage, il fonde Récup’R, une recyclerie située au sud de Bordeaux visant la réduction des déchets par le réemploi à travers les filières vélo et… couture. Pour devenir, 2 ans plus tard, coordinateur des programmes d’insertion au Garage Moderne, avant de poser ses outils à Darwin.

Pourquoi alors l’Étincelle pour le nom d’un atelier de mécanique ? Parce que selon Guillaume :

La soudure ça fait des étincelles et ça tombe bien parce que nous aimons beaucoup la soudure.

Miguel Rodrigues l'Etincelle
© Isabelle Camus

Miguel Rodrigues formé à la mécanique lui aussi,  vient du monde de l’industrie. Il le quittera, troquant sa casquette d’ingénieur pour aller bricoler dans une toute autre ambiance et pratiquer la soudure et la métallerie avec des potes, dont Guillaume, qu’il rencontrera via Récup’R et l’Étincelle.

Soudure, métal, étincelles… Capisce ?

De l’esthétique et de la technique pour un vélo unique

Le pari de Guillaume et Miguel est aujourd’hui de proposer un beau vélo urbain, fonctionnel, composé à partir d’ancien et doté d’ une histoire.

Disposer d’un cadre Peugeot d’époque équipé d’un éclairage efficace à led. Récupérer un guidon ou une selle sur un vélo du temps où même les américains consommaient français, alors leaders mondiaux de la petite reine. 

Bref, proposer à la vente des cycles de caractères – certains diraient vintage, eux préfèrent la langue de Molière – ayant bénéficié d’une restauration mécanique complète, doublée d’améliorations techniques.

Alternative au vélo neuf et clinquant made in China fabriqué en série, chaque vélo, du plus ludique au plus fonctionnel, sera différent, unique et adapté à chaque demande, goûts et couleurs.

Mix d’ancien et de pièces neuves scrupuleusement sélectionnées, pour un résultat final allant de 150 € à 400 €, sans oublier le plaisir et la fierté d’avoir fait le choix de consommer (et de pédaler) autrement.

Logo de l'Etincelle par les Sauvages
© Les Sauvages

L’Atelier l’Étincelle est ouvert du lundi au vendredi de 9:30 à 19:00 et les samedis après-midi de 14:00 à 18:00

L’Atelier participatif – accès illimité pour une adhésion de 25 € à l’année – c’est le mercredi et le samedi de 14:00 à 18:00 ou plus…

Venez avec ou sans ‪vélo‬ les outils vous attendent !

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