Depuis 2016, CitiZchool développe des stages en petits groupes, à raison d’une après-midi par semaine, pour permettre aux 15-30 ans d’être leaders de leur propre vie et acteurs du changement.


Les statistiques le disent : de nombreux jeunes quittent le lycée sans orientation satisfaisante, et un étudiant diplômé sur deux se retrouve au chômage. Pour Mohammed Ajoulou, initiateur de CitiZchool, il ne faut pas plus incriminer les jeunes que l’Education nationale. Tout est une question d’orientation.

« Il faut se chercher. Trouver le métier qui sera en harmonie avec sa personnalité. Mais pour cela, il faut découvrir le monde du travail, écouter les autres et ne pas craindre de s’exprimer. Nous voulons ouvrir le champ des possibles afin que chacun trouve par lui-même ce qui le fait vibrer et devienne acteur de son propre apprentissage au lieu de subir une orientation toute faite et mal adaptée. »

Mohammed a 23 ans. Né à Rabat, il est titulaire d’une maîtrise en mathématiques approfondies, et actuellement étudiant entrepreneur, en maîtrise de cryptologie de la sécurité informatique. Il est également ceinture noire de taekwondo, malgré un handicap qui l’a vu en fauteuil roulant ou en béquilles pendant de longues périodes. Raison de plus pour être avide d’autonomie, pour savoir ce qu’il veut, pour lui et pour les autres.

CitiZchool, c’est son idée, mais il la développe cette année dans le cadre de son Service civique, avec Sébastien Carrera, co-porteur du projet, titulaire, lui, d’une licence de commerce.

Les stages de CitiZchool existent depuis novembre 2016. Le premier réunit 24 participants, tous recrutés par le bouche à oreille. Le second, qui a débuté en janvier 2017, est fréquenté également par des lycéens, des étudiants, rencontrés sur les forums. Les rencontres ont lieu le samedi après-midi pendant trois heures. Les tarifs : entre 25 et 45 euros par mois selon la situation de chacun.

« Nous complétons ce que fait l’Education nationale, nous ne nous y substituons pas », précise Mohammed. « Les trois grands axes de travail sont l’intellectuel, le manuel et l’immersion sur le terrain. »

L’intellectuel, ce sera par exemple le développement personnel : travail sur la confiance en soi, sur la prise de parole en public, le leadership. Mais aussi la philosophie, l’histoire des religions et surtout la vulgarisation scientifique, qui permet de développer l’esprit critique et d’analyse.

« Nous avons des séances sur la magie de l’algèbre », se réjouit Mohammed. « En partant d’un menu de restaurant, ou en jouant avec des licornes, nous construisons des structures algébriques de niveau universitaire. Ainsi, les jeunes sont acteurs de leurs propres apprentissages ! »

Pour le manuel, on découvrira l’agro-écologie, la menuiserie, la cuisine.

Enfin, l’immersion plongera les stagiaires dans des réalités de la vie, que ce soit dans ses aspects sociaux, économiques, démocratiques : découverte des Restos du cœur ou du Cada, des FabLabs, des banques participatives, de l’entrepreneuriat.

Pour se développer, CitiZchool lance une campagne de crowdfunding, devant permettre de lever 4000 euros d’ici le 1er mars 2017. Ces fonds serviront à mieux accompagner les jeunes en multipliant les découvertes, en rémunérant des intervenants supplémentaires, en ouvrant les stages au sport ou à d’autres disciplines. Ils permettront aussi de lancer une campagne de communication afin d’accueillir 75 stagiaires en 2017-2018, en 3 groupes, et d’ouvrir ainsi CitiZchool à de nombreux jeunes des quartiers.

Une idée généreuse qui ne demandera à terme qu’à se développer dans d’autres villes.

En savoir plus :

www.citiZchool.com
page facebook citizchool

Soutenir le projet Citizchool : https://goo.gl/WURjIl

Contacts :
mohammed.ajoulou@citizchool.com
07 83 03 16 51
sebastien.carrera@citizchool.com 06 35 46 03 46