Bruno Moiroux a connu l’écosystème de la caserne Niel via le milieu associatif girondin où il s’investit auprès des jeunes ou des économiquement faibles. Darwin, ce lieu pour lui difficile à ignorer tellement il rayonne depuis sa réhabilitation, cette découverte évidente pour peu que l’on cherche, comme lui, à créer, améliorer, optimiser, économiser, Bruno s’y est fait sa place. Car ce qu’aime par dessus tout ce Bordelais d’adoption, né il y a 59 ans à Paris, ce sont les machines électriques, électroniques, voire même l’informatique familiale.


Depuis le mois de novembre dernier, période où il a rencontré « les gars du Darwin Custom » en pleine installation de leur atelier, il a depuis un coin à lui, même si aux motos il préfère les autos.

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Bruno Moiroux © Christophe Pit

Je suis venu à Darwin grâce à mes amis de l’Etincelle, l’atelier de création et de vente de vélos, mitoyen du Custom. Les rencontres humaines que j’y ai faites ont évolué vers des échanges techniques, puis par mon intégration et la mutualisation des moyens et de nos savoirs.

Mécanicien électromécanicien, Bruno a beaucoup travaillé en indépendant et en intérim. Il a ainsi fait un passage chez Dassault, période durant laquelle il partira travailler 3 ans au Canada. Il y découvrira des milieux professionnels différents, facteur d’enrichissement de ses connaissances et de son univers technique. Mélangeant expérience, formation et démarche autodidacte, Bruno est avide de discuter avec des passionnés de mécanique toutes générations confondues. C’est ça aussi l’effet kiss cool de Darwin !

Aujourd’hui, Bruno a une nouvelle ambition. Celle de développer des systèmes existants pour créer une ou des énergies autonomes.

Je suis convaincu qu’au niveau global, nous allons manquer très vite de certaines ressources. En milieu rural on a plus l’habitude de se débrouiller, alors qu’en milieu urbain on est moins attentionnés. Il y a plein de choses que l’on pourrait faire pour économiser, comme récupérer l’eau de pluie sur son balcon, sa cour ou son jardin. On n’y pense pas, on trouve ça superflu, alors que c’est une démarche collective. J’ai rencontré un architecte qui me racontait combien ses homologues indiens étaient choqués que l’eau de nos toilettes soit potable !

Passionné de physique et de chimie, celui qui est capable de mettre les mains dans le cambouis d’une Panhard des années 50 ou réparer un système électrique, cherche à comprendre ce qu’il y a derrière chaque chose et lit tout ce qu’il peut.

On ne peut pas comprendre l’univers et trouver sa place dans la société humaine, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, sans s’instruire, aller à des expos, échanger…  Depuis plusieurs années, nous disposons d’un outil merveilleux qu’est Internet.

Aller voir ce qu’il y a derrière les choses le fascine et il apprécie de pouvoir s’y adonner dans le contexte de l’écosystème darwinien.

Darwin, grâce à son Fonds de dotation, accueille les associations gratuitement et soutient des projets qui créent et enrichissent la vie publique à une époque où tout est réduit à une économie drastique. C’est vraiment un lieu rare !

© I Camus
© I. Camus

Actuellement Bruno oeuvre à la fabrication d’une citerne vouée à devenir un système autonome pour se laver les mains, fonctionnant en circuit fermé, sans énergie, par le simple phénomène de la physique. Ce que, si d’aventure vous le croisez dans son bleu de travail, il se fera un plaisir de vous expliquer en toute simplicité et générosité, avide de partager et de faire des émules en phase avec sa devise :

Non pas produire pour la masse, mais produire pour l’autonomie individuelle.

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