Nous rencontrons Anouck alors qu’elle peint un mur pour la Surfrider Foundation, sponsor d’Ocean Climax et exposant sur le festival. Stagiaire chez Les Sauvages, la jeune crA�a nous fait partager son histoire et ses rA�flexions sur la transition A�cologique en cours. Portrait d’une jeune femme A� l’optimisme irrA�sistible.

Anouck
A� Sophie Bouchet

Lorsque nous pA�nA�trons dans le hangar de la caserne A� deux jours de l’inauguration du festival, Anouck peint un fond marin sur un panneau mobile. Son geste sA�r et prA�cis est d’une telle douceur qu’on croirait qu’elle caresse le mur de plA?tre. Anouck travaille en fait sur une A�uvre interactive destinA�e A� informer les festivaliers sur la nocivitA� des microbilles prA�sentes dans certains dentifrices ou produits cosmA�tiques. « Tu sais que j’ai rA�alisA� que j’en avais moi-mA?me A� la maison ! »

La jeune crA�a est stagiaire chezA�Les Sauvages, l’agence crA�ative de Darwin.

« Ici je m’A�clate. L’ambiance, l’A�quipe, les locaux, tout est gA�nial. Ils sont hyper imaginatifs. Ils crA�ent des choses qu’on ne leur a pas du tout demandA�es. Un peu A� l’avant-garde, avec des bonnes valeurs. Des trucs que j’aime bien ».

Anouck
A� Sophie Bouchet

Celle qui a construit sa philosophie de vie autour de la nature est heureuse de participer A� une action de sensibilisation A�cologique sur Climax. Bien que citadine, la Bordelaise ne se ressource d’ailleurs jamais aussi bien que dans les forA?ts de pins de la rA�gion.

« J’ai besoin de connexion avec la nature. J’ai grandi A� Arcachon mais plus que le bassin ce que je prA�fA?re c’est la nature terrestre ; j’adore grimper aux arbres. Et c’est vrai que la ville c’est cool pour tout ce qu’il y a A� faire, pour toutes les choses A� partager, les gens A� rencontrer mais un truc qui me plairait bien ce serait de remettre de la nature dans la ville. »

Respect de la nature et respect de l’humain sont inextricablement liA�s dans son discours.

« Parce que quand on prend soin des choses qui nous entourent on a tendance A� A?tre plus tolA�rants et accepter les choses telles qu’elles sont. »

Anouck
A� Sophie Bouchet

Anouck doit A� sa mA?re ses talents manuels et sa vocation artistique. Un art qu’elle envisage d’ailleurs avant tout comme un moyen d’expression. Elle nourrit le projet de faire des illustrations engagA�es, porteuses d’un message positif.

« De toutes faA�ons dans un dessin comme dans une sculpture, ou mA?me une danse, il y a toujours quelque chose, une A�motion. Ce que j’aimerais c’est que quand quelqu’un voit ce que je fais, qu’il ait le sourire et que A�a le pousse A� la positivitA�. »

Confiante en l’avenir, Anouck voit dans le prA�sent un changement irrA�versible en marche. En guerre contre le pessimisme ambiant, elle prA�fA?re mettre l’accent sur tous les progrA?s qui ont A�tA� faits.

« On est dA�jA� en transition. »

Mais elle ne tombe pas pour autant tomber dans l’angA�lisme, consciente que beaucoup reste A� faire. D’ailleurs au festival elle souhaite assister aux confA�rences « pour mieux comprendre », pour acquA�rir aussi une connaissance qu’elle pourra partager. « Parce qu’on est tous A�lA?ve et professeur en mA?me temps. On a beaucoup A� s’apprendre et A� apprendre aux autres » – phrase qu’elle avait entendue au cours d’une de ces discussions marquantes qui font les belles rencontres.

Anouck
A� Sophie Bouchet

A elle seule, Anouck incarne la beautA� qu’elle souhaite voir s’affirmer dans le monde. Celle qui envisage de se lancer dans l’herboristerie porte en elle une bienveillance innA�e, une A�coute attentive A� ce qui l’entoure, en fait une harmonie naturelle. Quel meilleur chemin alors pour elle que celui qui la rapproche des plantes et de leurs vertus ?

« De toutes faA�ons on est en train de s’ouvrir A� tout A�a aussi. Avant quand on disait qu’on A�tait en lien avec la nature on passait pour des sorciA?res, on A�tait brulA�s au bA�cher parce qu’on avait dansA� avec un animal mort (rires). Donc on a bien A�voluA�, et je ne doute pas qu’on continue. »

On ne sait si l’hypnotisante Anouck est une sorciA?re du monde contemporain, mais une chose est sA�re : nous, nous sommes tombA�s sous son charme.

Articles similaires