Débordante de vitalité du haut de son mètre 75, Alexia transmet son enthousiasme à tous les bénévoles du festival Ocean Climax qui ont la chance de croiser son chemin. La rencontrer c’est se laisser entrainer par son rire communicatif et sa fougue irrésistible. Portrait de l’un de nos grands singes les plus rieurs et dévoués.

Alexia
Alexia à Darwin lors de la préparation du festival Ocean Climax 2016 © Sophie Bouchet

Jeune bachelière, cette bordelaise ultra dynamique est d’abord un incroyable flux d’énergie. Avec Alexia, on rit, on parle fort, on danse, on chante, bref, on vit. C’est dans le contact permanent avec les autres qu’elle construit son rapport au monde. D’ailleurs si elle est ici sur le festival, c’est un peu pour tout ça : les concerts, l’ambiance, les rencontres. « Les heures heureuses » comme elle les appelle dans un clin d’œil – et dans un rire.

Cinquième d’une fratrie de neuf, joueuse de rugby et de handball, Alexia joue d’abord collectif. « Je me sens bien au milieu des grandes équipes, j’ai besoin de monde. » Celle qui déclare ne pas tenir en place vient quotidiennement depuis plus de 3 semaines donner de son temps sur le festival. « A la base j’étais réserviste et un jour on m’a appelé. Je suis venue et ça m’a beaucoup plu du coup je suis restée. Même quand je n’étais pas convoquée je venais ! »

Alexia
© Sophie Bouchet

Alexia a fait un peu de tout sur la préparation d’Ocean Climax : accueil, peinture, bricolage. « Aujourd’hui j’ai même récuré les crottes de pigeons ! » Mais c’est au skateparc où elle est en charge de l’accueil du public que l’explosive brune se sent le mieux. Elle y a passé la plupart de ses après-midis pendant la période caniculaire. « Dès le début j’ai adoré. C’est bien on rencontre des gens, il y a le ventilateur, on est gentils, au frais, tout va bien », dit-elle en riant. Sans jamais oublier que « le but bien sûr c’est d’être là pour aider, bosser ». Et c’est ce qu’elle fait tous les jours avec entrain et bonne humeur.

Pour Alexia la vie s’éprouve avec les autres, mais aussi avec la musique. Lorsqu’on évoque la programmation du festival, sa voix déjà enthousiaste s’anime de plus belle. « J’ai vu qu’il y avait Selah Sue, ah là j’ai failli pleurer. Et puis ça faisait 3/4 fois que je loupais Lili Wood & the Prick, je les ai loupés à Garorock, je les ai loupés pour d’autres concerts donc là je me suis dit non ce coup-ci je les vois, hors de question qu’on m’en prive. Il faut que je les voie, au moins une fois ! »

Alexia
© Sophie Bouchet

Sa participation au festival est aussi l’occasion d’une prise de conscience. Celle qui déclare honnêtement ne pas être très écolo dans la vie de tous les jours s’est rendu compte sur Climax de l’importance de certains gestes comme trier, mais aussi faire attention à ses choix alimentaires. Plus habituée au McDo et au KFC qu’aux poêlées de légumes bio servies sur le catering, Alexia s’est laissé surprendre par le bon goût du manger sain.

Alexia
© Sophie Bouchet

Parce que c’est aussi ça l’expérience Ocean Climax : au-delà de la solidarité qui s’incarne dans l’effort commun, c’est un éveil des consciences qui naît dans le divertissement. Et avec des grands singes comme Alexia, on est garanti que tout se passe… dans un éclat de rire.

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